• Dracha prononcée par Dominique Lejoyeux le 6 octobre 2017

    “Tu célébreras la Fête de souccot durant 7 jours, quand tu rentreras les produits de ton aire et de ton pressoir, et tu te réjouiras pendant la Fête et, avec toi, ton fils et ta fille, ton serviteur et ta servante, et le Lévite, l’étranger, l’oprhelin, la veuve qui seront dans tes murs. Tu fêteras ces sept jours en l’honneur de l’Eternel ton Dieu et tu pourras t’abandonner à la joie” deut 16,13-15.

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  • Dracha prononcée le 2 décembre 2016 par Catherine Chalier

    Pour Aline, notre présidente, à l’approche de son anniversaire

    Dans la Paracha Toldot que nous lisons cette semaine, nous sommes témoins de plusieurs épisodes qui mettent en scène les rapports hautement  conflictuels entre les deux frères jumeaux que sont Jacob et Esaü. Je voudrais d’abord m’arrêter à l’épisode de la vente de  son droit d’aînesse par Esaü et cela pour un plat de lentilles, en me demandant avec Simon Wieseltier dans son très beau livre intitulé Kaddish si l’échange des questions entre les deux frères n’a pas une portée philosophique.

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  • Dracha prononcée le 23 décembre 2016 par Dominique Lejoyeux

    La paracha vayechev ouvre le cycle des 3 parachiot consacrées à la vie de Joseph.
    le verset 1 du  chapitre 38 débute par ces mots il arriva en ce temps là que Yehouda descendit de chez ses frères, ce récit arrive ici “ comme un cheveu sur le soupe” et vient interrompre subitement l’histoire  de Joseph, quel est le sens de cette interuption ? pour quelle raison inclure dans l’histoire de Joseph cet interlude qui dépeint Juda, sous un jour peu reluisant ? Que penser de Tamar, qui induit volontairement son beau-père en erreur, s’agit-il, comme le veulent certains exégetes d’un ajout tardif au cycle de Joseph ou en est-il au contraire une partie intégrante sans laquelle ce cycle ne pourrait se comprendre ?

  • Dracha prononcée le 17 février 2017 par Jeanne Favrat

    La parasha de la semaine dernière Beshalakh se termine par la guerre   d’Amaleq dont Josué triompha. La parasha de ce shabbat porte le nom de Yitro. A l’annonce de ce titre, des voix rabbiniques s’élèvent dans le Talmud : « Comment a-t-on pu donner le nom de yitro, le polythéiste, à la parasha  qui relate le don de la loi des dix Paroles ??? » Mais, pourquoi cette question, alors que tout le monde sait que la tradition juive désigne chaque parasha par le premier mot clé du premier verset, ici, yitro ? Parce que sans doute les rabbins sont les rabbins, ils ont « une oreille qui voit et un œil qui entend » Et cela, tout le monde le sait aussi !

  • Dracha prononcée le 7 avril 2017 par Dominique Lejoyeux

    Cette semaine nous lisons la 2eme paracha du Lévitique, la paracha Tsav, qui poursuit l’étude  des korbanot. Si Vayikra s’adressait au peuple et nous décrivait les différents sacrifices, Tsav par contre  s’adresse aux cohanim (Aharon et ses fils) pour leur donner les lois et les règles du rituel. Nous lisons Ch7 verset 38) « tel est le rite selon lequel l’Éternel le prescrivit à Moshé au Mont Sinaï , alors qu’il ordonna aux enfants d’Israël d’apporter leurs offrandes à l’Eternel ».

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  • Prononcée par notre Présidente Aline Benain le 12 octobre 2016

    A la fin des années 60, invité par un journaliste à préciser son identité, Elie Wiesel avait fait cette réponse : [Je suis] « un Juif qui cherche. Qui se cherche. Mais en disant cela, je n’exclus pas les Hommes. C’est en tant que Juif que je me définis par rapport aux autres hommes. Un Juif, ce n’est pas quelqu’un qui cherche une restriction. Au contraire, c’est une porte. Un Juif, c’est une porte sur les Hommes. »
    Les temps sombres que nous vivons nous pressent, comme jamais peut-être depuis des décennies, de rester ces « portes » en même temps qu’ils nous rendent, sans doute, la tâche plus difficile.

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  • Dracha prononcée le 31 mars 2017 par David Encaoua

    La Paracha Vayikra, est la première du Lévitique, 3ème livre du Houmach, qui porte lui-même en hébreu le titre éponyme Vayikra. Elle est à la fois difficile et quelque peu déconcertante.  Difficile, car le thème des sacrifices a perdu pour nous sa familiarité antique, ce qui oblige à un effort de compréhension accru. Déconcertante, ne serait-ce que parce qu’elle regorge de détails concrets concernant le rituel des sacrifices animaux, et on a du mal à comprendre comment D. en fait une condition de sa résidence au sein des hébreux !

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  • Prononcée par notre Présidente Aline Benain le 3 octobre 2016

    Lorsque j’entends notre prière, pour ces offices de Fêtes comme tout au long de l’année, je m’interroge souvent quant à la nature de cet acte tout à fois intensément collectif  et profondément individuel.
    Que faisons-nous tous ensemble ? Que faisons-nous chacune et chacun ?
    Nos Maîtres remarquent que, si elle montre tel ou tel de nos ancêtres en train de prier, la Torah ne fait nulle part obligation explicite de la prière.
    C’est d’un verset du Deutéronome (XI, 13) qu’elle a été déduite : « « D’où apprenons-nous le commandement de la prière ? Car il est dit « d’aimer l’Eternel votre Dieu et de le servir de tout votre cœur. » Quel est le service du cœur ? C’est la prière »
    J’aimerais réfléchir avec vous à ce « service du cœur ».

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  • Dracha prononcée le 16 décembre 2016 par David Encaoua

    La Paracha Vayyichlach (Béréchit, 32-36)  relate différents événements survenus à Jacob lors de la sortie de chez son oncle et beau-père, notamment  le célèbre combat nocturne. C’est un épisode très intéressant, car on y découvre comment et pourquoi le comportement de Jacob conduit in fine à ce que le combat redouté soit remplacé par une rencontre fraternelle. Cette Paracha délivre un sens général que l’on peut expliciter, en développant quatre questions, tournant autour d’un thème commun, que j’ai intitulé: la  fraternité retrouvée, ou comment Jacob  évite les solutions à  sens unique.

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  • Dracha prononcée le 10 mars 2017 par Tony Lévy

    Imagine-t-on une seule synagogue de par le monde, de quelqu'obédience qu'elle soit, qui n'accueille pas le shabbat en chantant 'lekhah dodi'' (LKD) , comme nous venons de le faire? Le chant (l'hymne) lui-même a un auteur, comme on peut le vérifier aisément, puisqu'il s'agit d'un acrostiche: les initiales du premier couplet jusqu'au huitième nous donnent le nom de l'auteur:(ש.ל.מ.ה  ה.ל.ו.י) Shlomo ha-Lewi, en fait Shlomo ha-Lewi Alqabetz (1505-1584?).

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  • Dracha prononcée par Ruth Scheps le 14 octobre 2016

    La paracha Ha’azinou est l’avant-dernière du Pentateuque, elle précède donc directement la dernière, Ve-zot habrakha (Et voici la bénédiction). Elle l’annonce et la prépare, nous verrons de quelle manière.

  • Dracha prononcée par Robert Zittoun le 13 mai 2016

    L’Eternel parla à Moïse en ces termes : Parle à toute la communauté des enfants d’Israël et dis leur : « Soyez saints ! car je suis saint, moi l’Eternel votre Dieu ». Ainsi commence la Paracha Kidouchim cette semaine. En la relisant, j’ai tendance à penser que c’est une des plus importantes de la Torah, peut-être même la plus importante. Tel est d’ailleurs le commentaire de Rachi : cette Paracha fut prononcée, dit-il, devant toute l’assemblée d’Israël ; car tous les commandements de la Torah en dépendent.

  • Dracha prononcée par Aline Benain le 25 mars 2016

    Nous lisons cette semaine la parasha Tsav, toute entière consacrée à ce que l’historien Jean-Pierre Vernant avait appelé, dans un autre contexte, La cuisine du sacrifice, mais il est difficile de ne pas revenir ce soir sur la manière dont notre célébration de Pourim est entrée cette année en résonnance avec la situation internationale et les derniers attentats survenus à Bruxelles.

    J’aimerais partager avec vous quelques réflexions suscitées par cette concomitance et il me semble que notre Tradition fournit à la fois des éléments du recul nécessaire à l’analyse et des pistes pour penser l’action.


  • Dracha prononcée par David Encaoua le 4 mars 2016

    Commençons par situer la Paracha VAYAKHEL. Les hébreux sont dans le désert, après la sortie d’Egypte et la construction du veau d’or, et après que Moise ait imploré D. pour pardonner la faute du peuple. La Paracha Vayakhel (Ex. XXXV),tout comme la Paracha Terouma qui lui est antérieure(Ex. XXV) est consacrée aux détails de la construction d’un sanctuaire, le Miqdash, espace sacré dont l’élément principal est le Michkan, tente d’assignation, censée accueillir la présence de D. au sein des hommes.

  • Dracha prononcée par Ruth Scheps le 22 janvier 2016

    Les quatre premiers versets de la sidra Bechallah sont d’une densité particulière. Ils campent le décor et orientent tout le récit à venir : on y apprend que le peuple d’Israël, renvoyé par Pharaon, est conduit par Dieu à travers le désert vers la mer des Joncs (la mer Rouge). Ce n’est pas le chemin le plus court pour monter vers Canaan mais il leur évite de se confronter aux Philistins guerriers et d’être tentés de retourner en Égypte.
    Le texte précise pourtant qu’ils partent d’Égypte armés ; et de fait ils disposent de deux viatiques : des armes de guerre en cas de besoin, et un viatique symbolique, les ossements de Joseph, emportés par Moïse conformément au serment prêté par les Enfants d’Israël pour que l’Éternel ne les oublie pas.
    Toute la suite du texte montrera qu’en effet, l’Éternel se souviendra d’eux, avec une constance extraordinaire.

  • Dracha prononcée par Catherine Chalier le 9 janvier 2016

    Dans la paracha Vaéra que nous lisons cette semaine, il est répété à plusieurs reprises que le cœur (lev) de Pharaon s’obstine à ne pas obéir aux injonctions de Dieu transmises par Moïse et Aaron : qu’il laisse les Hébreux sortir d’Égypte. Cette obstination trouvera son point culminant quand il se lancera à la poursuite de ces mêmes Hébreux dans le désert et la mer des Joncs pour tenter de les rattraper et de les contraindre à revenir. Un maître ne libère en effet pas ses esclaves facilement, sans colère et sans sentiment qu’ils lui appartiennent corps et âmes.


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  • Dracha prononcée par Aline Benain le 8 janvier 2016

    La sidra Vaera que nous lisons ce Chabbat met en scène la confrontation entre Moïse, venu réclamer pour son peuple le droit de quitter l’Egypte, et Pharaon dont le cœur s’endurcit, en dépit des premières plaies qui s’abattent sur le pays.
    Moïse, une fois encore, a essayé de convaincre l’Eternel qu’il n’était pas, tant vis-à-vis des Hébreux que du souverain de l’Egypte, l’homme de la situation :
    « Voici, les enfants d’Israël ne m’ont pas écouté, et comment Pharaon m’écouterait-il ? J’ai les lèvres incirconcises.
    »

  • Dracha prononcée par Jeanne Favrat le 2 janvier 2016

    Shabath dernier s’est terminé la lecture de Bereshit et aujourd’hui commence la lecture de Shemot : La première lettre du premier mot de shemot est un vav conjonctif…. « Ve’élé shemot…. Et voici les noms…Ainsi Shemot relié par le vav signifie son unité avec Bereshit.   

    Bereshit, c’est le déroulé de l’histoire de la création du monde suivie de l’apparition des peuples. Et Shemot, c’est l’histoire juive, avec la sortie d’Egypte et la traversée du désert, racine de l’existence juive.

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  • Dracha prononcée par Catherine Chalier le 2 octobre 2015

    Dédiée à Isabelle, notre chère secrétaire, pour son anniversaire.

    Les jours qui séparent Kippour de Souccot nous font passer du climat de la gravité propre aux jours redoutables, jours voués au souvenir des fautes commises durant l’année et à la repentance, à celui de la joie de cette seconde fête, joie qui culmine par Simhat Torah, la joie de la Torah.  Je voudrais jeter un pont entre ces deux fêtes en soulignant qu’à mon avis il manque une faute dans la liste pourtant déjà fort  longue des fautes que nous énumérons à Kippour.

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  • Dracha prononcée par Dominique Lejoyeux le 25 septembre 2015

    La paracha que nous lisons cette semaine Haazinou est l’avant dernière paracha du pentateuque, Elle comprend un seul chapitre  de 52 versets.42 versets sont composés sous la forme d’un chant selon le format appelé brique sur brique et demi-brique sur demi-brique, c’est à dire , chaque ligne de Haazinou est divisée en trois sections, le début et la fin de chaque ligne contenant une phrase entière, mais la section du milieu est laissée vide.  Cette présentation spécifique, tout comme celle du chant après la traversée de la Mer Rouge se trouve  également dans l’écriture  du SeferTorah.

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  • Dracha prononcée par Aline Benain, présidente d'Adath Shalom, le jour de Kippour (23 septembre 2015)

    Chers amis,

    Nous sortons d’une année terrible.

    Je ne crois pas nécessaire de rappeler des faits que nous connaissons tous trop bien, cette barbarie dont certains, même après Toulouse, voulaient croire dans leur candeur, ou pire, dans leur naïveté feinte, qu’elle ne pouvait pas  nous atteindre.

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  • Dracha prononcée par Aline Benain, présidente d'Adath Shalom

    A la mémoire de Michel Lubetzki et Robert Dahan.

    Il y a quatre débuts de l’année : Le premier Nissan est le début pour les Rois et pour les fêtes - Le premier Eloul est le début de l’année pour le maaser des animaux - Toutefois Rabbi Eléazar et Rabbi Shimon disent que c’est le premier Tichri. Le premier Tichri est le début de l’année pour le compte des années et pour les années de Chmitta et de Yovel, pour les jeunes arbres et pour les légumes - Le premier de Chvat est le début de l’année pour l’arbre selon l’opinion de l’école de Chamaï, par contre l’Ecole d’Hillel dit que c’est le quinzième jour.

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  • Dracha prononcée par Tony Lévy le 1er jour de Roch haChana (14 septembre 2015)

    En ce premier jour de Rosh ha-Shana, avant d’entamer la Qedusha, dans la prière de Mousaf, nous lirons le fameux poème liturgique (le piyyuṭ) unetaneh toqef qedushat ha-yom (proclamons la force de sainteté de ce jour) ; ou plutôt, nous accompagnerons le chant de notre hazan, Hughes Krygier, dont l’interprétation mélodique ne laissera personne indifférent, même ceux qui ne connaissent pas l’hébreu.

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  • Dracha prononcée par Ariel Ehrlich, le 4 septembre 2015 (Ki-tavo 5775)

    Les présentes réflexions sur les prémices (les ביכורים) sont inspirées de commentaires de mon père, Haver Haïm ben Eliokim, z’’l, et du sfat émét sur la section de la tora ‘’ki tavo’’ (qu’on dénommera ‘’sidra’’ dans la suite du texte), d’Arié Lieb Alter, un maître du hassidisme de Gur.

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  • TAZRIA-METSORA 5775

    Ces deux parachiot, qui décrivent un ensemble de phénomènes largement opaque et mystérieux, sont d’un abord difficile.

    Un problème de traduction : « S'il se forme sur la peau d'un homme une tumeur (Séet), ou une dartre (Sapah’at) ou une tache(Bahéret), pouvant dégénérer sur cette peau en affection lépreuse (Tsaraat), il sera amené à Aaron le Cohen ou à l’un de ses fils les Cohanim » (Vayikra, XIII, 2)

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  • 7e et 8e jour de Pessah 5775

    La Mer s’est ouverte. Nous traversons à pied sec. La Haggadah insiste à de multiples reprises sur l’intervention directe de Dieu lui-même. Le miracle est, par excellence, théophanie et pourtant nous ne chantons pas, en cette fin de Pessah, le Hallel complet.
    Notre Tradition propose, à ce qui peut d’abord apparaître surprenant, plusieurs explications.  [Lire la suite]

  • Dracha prononcée par Michèle Tauber le 28 février 2015

    Ce Shabbat, nous sortons un deuxième Sefer Torah pour y lire le passage « Zakhor » – Souviens-toi – de ce que t’a fait Amaleq.  [lire la suite]

  • Dracha prononcée par Marc Seroka le 27 février 2015

    La paracha  de cette semaine (Tetsave) est lue traditionnellement à peu près au même moment que le rouleau d’Esther qui correspond, tout le monde le sait à la fête de Pourim. Chacun sait également qu’à l’occasion de cette fête parmi les plus joyeuses de notre calendrier, il est de coutume de venir déguisé à la synagogue, c'est-à-dire de troquer sa tenue de tous les jours pour un costume qui va changer notre apparence. [lire la suite]

  • Dracha prononcée par Ne'hama le 30 janvier 2015

    Nous entrons ce soir dans le Shabbat Shira, le shabbat du Cantique de la mer. C’est pourquoi je vais vous parler de Shira en général, et du Cantique de la mer, Shirat hayam, en particulier. [lire la suite]

  • Dracha prononcée par Aline Benain le 24 janvier 2015

    La paracha Bo, la troisième du livre de l’Exode, est d’une économie complexe. Dans la trame narrative - les trois dernières plaies, le départ d’Egypte - sont enchâssés des éléments beaucoup plus injonctifs - les indications pour la célébration de Pessah dans la suite des temps ainsi qu’un ensemble de lois, formulées comme telles, en relation avec la sortie d’Egypte. Il faudra s’interroger sur cette structure baroque. [lire la suite]

  • La Saga, l’Histoire et après… Dracha prononcée par Aline Benain le 2 janvier 2015

    La sidra Vaye’hi que nous lisons ce Chabbat présente une particularité graphique unique au sein de la Torah. Elle est dite « Setumah », « fermée » car elle n’est distinguée de la sidra précédente, Vayigach, par aucun alinéa.
    A cette singularité, nos Maîtres, bien sûr, donnent un sens.  [lire la suite]

  • Dracha prononcée par Aline Benain le 21 novembre 2014

    Nous venons de vivre une sombre semaine marquée par l’attentat contre la synagogue de Har Nof à Jérusalem qui a fait cinq victimes.
    L’escalade dans la terreur et la barbarie semble impossible à enrayer et l’absence de perspectives pour rompre ce cycle de violences épouvantables nous laisse, me laisse, largement désemparés.
    Aussi, ai-je voulu lire la paracha de ce Chabbat non pas à la lumière, l’expression serait pour le moins malheureuse, mais face aux ténèbres de ce qui s’est déroulé à Jérusalem, pour, modestement, essayer de lutter contre elles et trouver un peu d’espérance.

  • Dracha prononcée par Aline Benain, présidente d'Adath Shalom

    Au moment de m’adresser à vous ce soir, alors que vient de s’achever une année où le tumulte du monde s’est fait particulièrement violent, où Israël encore attaqué et meurtri a vu, comme toujours, contesté son droit légitime à se défendre, où l’antisémitisme, avec cette plasticité historique redoutable qui lui permet de prendre à travers le temps l’aspect qui convient à l’époque, s’est exprimé en France avec une force inédite depuis plusieurs décennies, où les vies personnelles aussi de trop d’entre nous ont été marquées par des événements difficiles et parfois tragiques, une figure s’impose à moi que j’envisage avec admiration et aussi avec gratitude, pour ce qu’elle est et pour ce qu’elle nous offre (lire la suite)

  • Dracha prononcée par Catherine Chalier le 26 septembre 2014

    Dans le traité Yoma du Talmud (86 b), Rech Lakich souligne la grandeur de la techouva, de la repentance, en disant que grâce à elle les fautes qu’on a commises volontairement sont désormais considérées comme des fautes commises par égarement, à cause de sa propre sottise (bechégaga). Ainsi qu’il est dit : « reviens, Israël, à l’Eternel ton Dieu, car tu es tombé dans ton péché » (Os 14, 2). Pourtant, ce même Rech Lakich a aussi célébré la grandeur de la techouva en disant qu’elle transforme ces fautes volontaires en mérites (zérouiot). Ainsi qu’il est dit : « et lorsque le méchant revient de sa méchanceté et pratique le droit et la justice, à cause de cela il vivra (hou ihieh) » (Ez 33, 19). N’est-ce pas contradictoire de dire que les fautes volontaires sont transformées en fautes par égarement puis de soutenir qu’elles deviennent des mérites ? Non, ce n’est pas contradictoire, conclut ce passage du Talmud. « Dans ce dernier cas la personne a fait retour à Dieu par amour (ahava), dans le premier cas c’était par crainte (yirah) ».

  • Dracha prononcée par Aline Benain le 5 septembre 2014

    La disparition des lucioles

     

  • Dracha prononcée par Jeanne Favrat le 27 juin 2014

    La paracha de Chabbat dernier, Qorakh, relatait l’épisode d’un malaise dans la communauté quant à l’autorité de Moché et d’Aaron. Et aujourd’hui, la paracha Houkat commence par un ordre de Dieu à Moché et Aaron d’ordonner eux-mêmes au peuple de leur choisir une vache rousse pour rendre pur un acte impur. Zot houkat hatora (c’est une loi de la Tora).

  • Dracha prononcée par Geneviève Barbier le 30 mai 2014
  • Dracha prononcée par Marc Seroka le 3 mai 2014

    La Paracha de cette semaine, comme la majorité de celles du Lévitique, regroupe un ensemble de lois et de prescriptions : ainsi sont abordées ici, entre autres, les prérogatives et les contraintes des Cohanim (les prêtres).
    Parmi les interdictions concernant ceux dont la tâche consiste à servir d’intermédiaire entre D. et le peuple, figure en premier lieu celle d’être en contact de quelque manière que ce soit avec les morts.

  • Dracha prononcée par Ruth Scheps le 25 avril 2014

    La paracha kedochim nous invite à réfléchir à ce qui paraît constituer l’essence du judaïsme autant que sa plus grande énigme : la kedoucha (sainteté). Israël est en effet le seul peuple (au sens religieux du terme) qui aspire avant tout à la sainteté.

     

  • Dracha prononcée par Marc Seroka le 14 février 2014

    La paracha KI TISSA tombe cette année un 14 février ; coïncidence heureuse du calendrier, elle nous parle d’amour. Il s’agit cependant ici d’amours contrariées entre D. et son peuple élu, on peut même parler d’amour vache puisque cette  péricope nous conte, entre autres, la célébrissime histoire  de la faute du veau d’or.

  • Dracha prononcée par Aline Benain le 8 février 2014

    Consentir à l’amour qui nous brûle sans nous consumer, aux larmes que nous versons en secret et en silence, parce que nous apprenons, parfois dans la joie, plus souvent sans doute douloureusement, à être complet et entamé. Complet, parce qu’entamé.

     

  • Dracha prononcée par Geneviève Barbier le 23 janvier 2014
  • Dracha prononcée par Jeanne Favrat le 20 décembre 2013

    Ce Chabbat commence la lecture de Chemot, l’Exode.  Au chapitre 3, un texte très connu : Moïse et la vision d’une flamme de feu au milieu d’un buisson  qui ne se consume pas. S’y trouve une section de verset que juifs et non-juifs connaissent par cœur en français mais aussi en hébreu : « ehyé acher ehyé ». Or chacun sait qu’il s’agit de l’un des versets les plus intraduisibles ! Il a donné naissance à d’innombrables commentaires rabbiniques, de nombreuses exégèses chrétiennes…Et cependant, la recherche de sens demeure infinie.

  • Dracha prononcée le 29 novembre 2013 par Aline Benain

    Ainsi Hanoucca n’est pas exclusivement une fête guerrière, c’est certes, et très légitimement, une fête de la fierté nationale, mais pas seulement. Cette démultiplication progressive de la lumière est d’abord un éloge du scrupule et de la délicatesse.

     

  • Dracha prononcée par Zévoulon, le 4 octobre 2013

    La paracha Noah nous offre deux grands moments. Le premier grand moment, c’est l’épisode du Déluge. Le deuxième grand moment, c’est Babel (nous avons une dizaine de minutes pour faire le tour.)
    Je vous propose donc la lecture, ou plutôt la relecture de l’épisode de la Tour de Babel par Louis Ginzberg dans Les légendes des Juifs, œuvre dans laquelle l’auteur nous raconte la Tora, en l’enrichissant de paraboles talmudiques qui lui donnent un aspect légendaire, voire surnaturel.

  • Dracha prononcée le 27 septembre 2013 par Geneviève Barbier

    La paracha Berechit nous installe dans la perspective d’un renouvellement de l’année, après les fêtes de Tichri, puisqu’elle donne le coup d’envoi à la lecture hebdomadaire de la Tora : les nombreux épisodes de cette section en font une des plus riches : la Création du monde, en deux textes, la création de l’humain dans sa double dimension, l’énonciation de la Loi et la transgression de l’interdit, l’échec de la relation fraternelle avec l’épisode de Caïn et Abel et enfin l’histoire des engendrements depuis Adam jusqu’à Noé.

  • Présidente d'Adath Shalom

    Puisse 5774 vous être sereine, paisible et très douce. Puisse-t-elle guérir nos malades et donner la force de se relever à ceux qui souffrent. Puisse-t-elle apporter enfin la paix à Israël alors que nous pensons aussi aux épreuves tragiques de 1973.Puissiez-vous tous être inscrits dans le Livre de la Vie.Chana Tova, Gmar Hatima Tova !

  • Dracha de Catherine Chalier

    ...Mais, la face cachée est également la nôtre. Il arrive, comme le dit le prophète Isaïe (50, 2), que Dieu vienne et que personne ne soit au rendez-vous : « Pourquoi suis-je venu et n’ai trouvé personne ? Pourquoi ai-je appelé et nul n’a répondu ? »


  • Elisabeth Guillibert-Gabail, 30 août 2013

    «  Vous êtes placés aujourd'hui, vous tous, en présence de l'Éternel, votre Dieu : vos chefs de tribus, vos anciens, vos préposés, chaque citoyen d'Israël. » (Devarim chapitre 29, verset 9).
    À quelques jours de Roch Hachana, nous lisons les parachiot Nitsavim et Vayelekh, dans le livre de devarim. Ce discours de Moïse a lieu, selon les commentateurs, le jour de sa mort, le 7 adar. Ce n’est sans doute pas par hasard que nos sages ont placé la lecture de Nitsavim à cette date, proche de Roch Hachana.

  • Dracha prononcée le 19 juillet 2013 par Joël Werba

    La sidra Vaethanan  est une sidra monumentale, elle nous présente une succession de situations, de passages, qui pourraient chacun, pris isolément, se suffire à eux-mêmes.
    Le texte s'ouvre sur le récit que fait Moïse de sa supplication pour entrer en terre d'Israël en dépit du refus qui lui est opposé par Dieu, c’est cette supplication à la première personne du singulier « 
    vaethanan » qui donne son titre à la sidra.

  • Dracha prononcée par Ruth Scheps le 17 mai 2013

    Les deux parties de la paracha Nasso, qui concernent respectivement les rituels et les offrandes liés à l’inauguration du Tabernacle, sont séparées par sept versets qui semblent comme tombés du ciel : sept versets dans lesquels Dieu demande à Moïse d’enseigner aux prêtres comment bénir les enfants d’Israël. Cette bénédiction des prêtres est prononcée lors de la plupart de nos offices liturgiques, ce qui justifie amplement que j’en examine ici la structure et le sens profond, après l’avoir située par rapport à la bénédiction en général.

  • Par Catherine Chalier

    Parler de l’espoir alors que ce dimanche soir nous commémorerons le Yom HaChoa ne va pas de soi. Il semble en effet que cela soit un moment où nous pensons surtout au désespoir de tous ceux et de toutes celles qui ont disparu. Mais nous pensons aussi à ceux et à celles qui sont revenus et à tous ceux et à toutes celles qui portent en eux les traces si peu dicibles mais si insistantes de la Catastrophe.

  • Dracha d'Aline Benain pour le chabbat hol-ha-moed Pessah 5773

    Lorsque j’ai commencé à réfléchir à cette dracha, j’ai pensé à d’autres récits dans lesquels la mer joue un rôle important, à d’autres héros qui ont eu à l’affronter, à d’autres histoires de traversées. Evidemment, le personnage d’Ulysse s’est rapidement imposé à moi, Ulysse aux prises avec les caprices divers de la Méditerranée et des dieux qui l’animent. Je vais donc vous parler d’Ulysse et de Moïse, de leurs deux traversées, de leurs modalités dissemblables, de leurs significations différentes… et de ce que l’on peut en comprendre.

  • par Catherine Chalier

    La demande de pardon est au centre de la journée de Kippour, j’en avais analysé quelques aspects l’an dernier lors du Kol Nidré. Je voudrais revenir sur ce sujet d’une autre façon en évoquant les blessures morales, psychologiques et spirituelles qui nous meurtrissent et qui semblent devoir rester privées de l’apaisement et de l’air frais qu’apporte le pardon quand celui/celle qui nous les inflige ne semble pas - ou préfère ne pas - s’apercevoir qu’il/elle nous les a causées, ou encore trouve de « bonnes » raisons à laisser son cœur s’endurcir.

  • Dracha de Pierre Lévy-Soussan

    Réflexion de Pierre Lévy-Soussan à propos de la paracha Chemot.

     

     

  • Dracha de Catherine Chalier - Kippour 5772

    Dracha prononcée par Catherine Chalier le jour de Kippour 5772