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Mis à jour : il y a 9 min 23 sec

Une tribune indécente

dim, 12/13/2020 - 18:25

En tant que rabbinrabbins"> attaché au dialogue interreligieux, on m'a proposé de signer une tribune à publier dans la presse. J'ai refusé, trouvant cette tribune aussi déplacée qu'indécente. J'avais motivé mon refus en privé. Elle a été publiée (le 25 novembre 2020). Je réagis donc publiquement (réaction publiée en version courte dans le Nouvel Obs).

Les faits :

A la suite de l'assassinat de Samuel Paty, une minute de silence a été organisée dans les écoles de France. Plus de 800 violations de cette minute de silence ont été constatées, sous des formes parfois mineures, parfois sérieuses. D'après le Ministère de l'Éducation, chacune de ces violations devrait entraîner des poursuites disciplinaires et, si nécessaire, des poursuites pénales. Il en donne le détail : 20% sont des "provocations", 20% des "contestations", 17% de "l'apologie du terrorisme", 12% un "refus de participer" et le reste des "perturbations de l'hommage", des "menaces" ou des faits "non qualifiés". Après ces incidents, 44 exclusions définitives et 131 exclusions temporaires ont été prononcées. Quatre élèves ont reçu des blâmes et 48 des avertissements. Par ailleurs, "286 signalements ont été effectués auprès des services police-gendarmerie et 136 auprès des procureurs de la République", certains (environ une dizaine) ont pu donner lieu à des suites judiciaires ".

Seuls des comportements très graves peuvent faire l'objet de poursuites judiciaires (menaces de mort, apologie de crime terroriste…), le reste demeurant dans le seul cadre scolaire. Ce qui explique le chiffre très faible des inquiétés : une dizaine. Ces poursuites ne mèneront d'ailleurs pas forcément à de réelles sanctions, mais un dossier aura été ouvert. Il va de soi que les services de renseignement ne peuvent que s'intéresser à la cellule familiale et aux fréquentations de ces élèves ainsi qu'à leur évolution idéologique.

Certains élèves parfois de très jeunes adolescents ou plus ont déclaré que Samuel Paty avait mérité d'être décapité, puisqu'il avait montré une caricature de Mahomet en classe. Il y eut même des élèves de 8 ans qui firent des déclarations choquantes.
Le problème s'était déjà présenté en 2015 à la suite des attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher. Cette fois-ci, le gouvernement a opté pour une politique de fermeté.

Un petit groupe de 38 « juifs ou d'origine juive » a publié une Tribune dans le Nouvel Obs intitulée « Il faut protéger les enfants musulmans comme les autres » afin de dénoncer une « atteinte aux droits des enfants musulmans » et leur « stigmatisation ». Mais l'argument particulièrement choquant de cette tribune est que les signataires y dressent un parallèle avec le sort des enfants juifs durant la Shoa…
Voici ce qui a motivé mon refus d'y apposer ma signature :

Sur le fond :

Premièrement : L'accusation de stigmatisation est fausse dans le strict cadre scolaire. Il y a en France environ 12 millions d'élèves, on peut estimer à environ 1 million le nombre d'élèves musulmans. Si ces 800 élèves sont distingués, c'est pour leur comportement inadmissible et non en tant que musulmans (ils ne le sont d'ailleurs peut-être pas ou pas tous). Des milliers d'enfants musulmans, l'immense majorité, au comportement respectueux, n'ont nullement été discriminés, pas plus que les enseignants musulmans.

On peut discuter du bien fondé d'un traitement judiciaire, plutôt que pédagogique, du comportement provocateur de ces quelques centaines d'élèves. Il n'empêche que face à la gravité et l'horreur de l'évènement, le phénomène est pour le moins inquiétant et révèle une dérive idéologique bien réelle. Pour en juger, il faudrait examiner les dossiers retenus, qui sont peu nombreux : une dizaine selon le ministère. On est bien loin des rafles évoquées…

On se trouve aujourd'hui en France dans une situation où le cadre scolaire est dépassé par un phénomène qui ne relève plus de quelque incivilité de cours de récréation. La question juridique consiste à savoir s'il y a ou non infraction. Si tel est le cas, cela concerne effectivement le judiciaire, comme pour toute autre infraction grave qui pourrait se produire dans le cadre scolaire, lequel n'est pas une zone franche du droit français. On peut également poser la question de la responsabilité parentale des dérives observées chez ces quelques centaines d'élèves.

Les auteurs dénient toute responsabilité et devoir de réflexion à ces « enfants ». Une fois de plus, on veut victimiser le « musulman » en évitant de le confronter à ses responsabilités. Un paradoxal parfum de colonialisme à la Jules Ferry émane de ce texte. Mais on y observe surtout une essentialisation du « musulman », plutôt qu'une analyse d'attitudes individuelles. Or, il s'agit ici d'individus et de comportements, et non des « musulmans ». Cette tribune fait l'amalgame entre le musulman (identité religieuse) tranquille et respectueux, et le fanatique islamiste (adhérent, éventuellement mineur, d'une idéologie politique dont les principales victimes sont d'ailleurs des musulmans).

Un débat sur la politique à suivre face aux dérives islamistes est légitime. Mais il doit être sérieusement argumenté et mené par des personnes compétentes.

Deuxièmement : La comparaison avec les enfants juifs durant le nazisme est scandaleuse et indécente. Elle est même grotesque. De quelle apologie de crime étaient-ils coupables ? Quel Juif, au nom du judaïsme, a assassiné un prof, un caricaturiste, un fêtard, un chrétien en prière, ou autre ? Comment comparer l'inquiétude justifiée à l'égard de comportements d'élèves problématiques avec le sort terrible qui fut réservé à des enfants que l'on marqua, proscrivit systématiquement puis finalement voua à l'extermination sans distinction d'âge, d'opinion ou d'un quelconque comportement ? Comment oser un tel amalgame ? C'est absolument inadmissible !

Sur la forme :

Enfance :

Cette tribune emploie systématiquement le mot « enfant » (une quinzaine de fois en une page), touchant ainsi la fibre émotionnelle. Le terme d'élève me semble plus adéquat. On part du principe que l'enfant, par définition innocent, est victime de la violence des adultes et qu'il doit être protégé. L'image de l'enfant juif, victime innocente absolue renforce le cliché. L'enfance mérite d'être défendue en effet, mais elle n'est pas forcément synonyme d'innocence.

La réalité, c'est que des « enfants innocents » ont décapité un prof ! (Le tueur était lui-même un très jeune adulte à peine majeur). Fait absolument incroyable et bouleversant. La réalité, c'est que des ados participent largement à différents crimes, parfois très violents (souvent crapuleux et sans rapport d'ailleurs avec l'islamisme). Les tribunaux pour mineurs ne chôment pas. Je trouve d'une candeur bien rose de refuser de voir cela. La réalité, c'est qu'une petite partie de la « gentille enfance » française considère que décapiter un prof au nom de l'islam est justifié et que ce prof ne méritait pas l'hommage que la Nation entendait lui rendre.

La jeunesse, y compris de jeunes enfants, a toujours été un excellent vivier pour des troupes de choc et les fanatiques islamistes, comme les nazis en leur temps, ne se gênent pas pour y puiser largement. Un mineur est facilement manipulable et peut devenir un excellent criminel, et c'est avant tout de cela qu'il faut le protéger. Il faut finalement une certaine dose d'irresponsabilité, ou tout du moins d'aveuglement, pour ne pas prendre en considération le fait qu'une partie de la jeunesse musulmane (en France comme ailleurs, car le phénomène est hélas mondial) constitue une source essentielle de recrutement pour l'islamisme fanatique (je préfère nommer ici le phénomène plutôt qu'employer le terme générique de « radicalisation » qui ne désigne rien de clair).

L'instrumentalisation de l'identité juive et de la mémoire de la Shoa :

Cette tribune en dit plus sur le malaise juif (ou de leur « origine ») des auteurs et signataires que sur le fond du problème qu'ils veulent soulever. On le devine avant même d'en avoir fini la lecture. Dès le départ on se dit : « non, ils ne vont pas oser… » Mais si, ils osent !… Gros comme une maison ou le point Godwin. Cela relève d'une forme de narcissisme malsain, d'un besoin de se mettre en avant en tant que Juifs. Le judaïsme se trouve réduit à une association de victimes, là encore essentialisées. C'est le signe d'une mémoire victimaire utilisée à l'envi, à tout propos et surtout hors de propos. On ne peut à la fois condamner l'usage excessif fait de cette mémoire par certains dirigeants israéliens pour justifier leur politique et agir exactement de la même façon quand cela nous arrange. Comme citoyen, je peux critiquer des mesures policières si je considère qu'elles sont excessives, mais certainement pas comme Juif en brandissant ma martyrologie tel un épouvantail. Je pourrais donc bien évidemment signer une pétition appelant au respect des droits de l'enfance, mais je ne vois pas en quoi ma qualité de Juif, voire même de fils d'enfant caché (qui d'ailleurs, puisqu'il est ici question d'école, fut déscolarisé durant toute l'année scolaire 43-44 !) y apporterait quelque chose de plus.

La signature « d'origine juive » est ridicule ici : on est Juif et on l'assume. Et de toute façon, en quoi une origine quelconque conférerait-elle un droit moral spécifique à commenter l'actualité ?
Mais le pire, dans cette funeste tribune, c'est que les jeunes adeptes ou sympathisants (peut-être inconscients et irresponsables, mais pas forcément) d'une idéologie profondément antisémite sont comparés aux enfants juifs victimes d'une autre idéologie sanguinaire, le nazisme, dont les ressemblances avec l'islamisme politique, extrême droite de l'islam, sont grandes (fascinée par la violence, liberticide, haineuse, antisémite, homophobe, misogyne, et j'en passe). On marche sur la tête !

Si on parle d'enfance juive et de stigmatisation, la situation aujourd'hui en France, c'est que des enfants juifs sont obligés pour leur sécurité de quitter ou éviter certaines écoles publiques, parfois sur le conseil discret du personnel enseignant. De quel cadre scolaire français des parents musulmans doivent-ils enlever leurs enfants pour leur éviter d'être attaqués en tant que tels ? Il faudrait donc avoir un peu le sens des proportions.

Si un danger menace aujourd'hui dans notre pays une partie de l'enfance musulmane et peut causer bien des cauchemars à nombre de parents, y-compris d'ailleurs non-musulmans, c'est celui de la manipulation et du recrutement par l'islamisme mortifère. Notre devoir de citoyens, qu'importe nos confessions ou nos origines, est d'être solidaires de cette enfance et de tout mettre en œuvre pour la protéger de la barbarie.

Cela dit, on peut s'inquiéter du risque de stigmatisation des enfants musulmans et des musulmans en général. Il faut en effet être soucieux de cet écueil dans le climat actuel pour le moins tendu. La question de la stigmatisation des musulmans et le risque de confusion entre un islam culturel et spirituel et l'idéologie de fanatiques politisés ne doit pas nous échapper. Mais elle concerne tout le monde, musulmans ou non, adultes et enfants, en France comme ailleurs. Cette stigmatisation possible repose sur un terreau de violences et de déchirures au sein même des sociétés musulmanes et des attaques contre le modèle occidental par lesquelles la France a été particulièrement touchée, mais pas uniquement. C'est avant tout une question politique. Il faut la traiter à ce niveau et les forces modérées, musulmanes ou non doivent s'unir dans une même lutte contre un ennemi fanatique commun. Cela n'a strictement rien à voir avec la question de l'antisémitisme qui est d'une tout autre nature.

Voilà un combat légitime, auquel j'adhère, mais qui ne justifie nullement une telle tribune, ses fausses accusations et ses amalgames.

Yeshaya Dalsace, rabbinrabbins"> .

Pour lire la tribune incriminée :

Il faut protéger les enfants musulmans comme les autres

TRIBUNE. « L'enfance ne relève pas de la suspicion, mais de la protection », estiment 38 personnalités juives, qui s'inquiètent des signalements et des poursuites judiciaires contre des enfants accusés de complaisance envers le terrorisme.
Par Collectif

Publié le 25 novembre 2020

Temps de lecture 5 min

Depuis l'assassinat de Samuel Paty, des centaines d'enfants et d'adolescents se sont vu accuser de complaisance vis-à-vis du terrorisme, signalés aux autorités rectorales, assignés en justice pour apologie du terrorisme. Certains, scolarisés en CM2, ont passé une journée entière en retenue judiciaire, auditionnés dans un commissariat. D'autres ont subi perquisitions et interrogatoires, parfois pour la simple possession d'une feuille avec une inscription en arabe.

Les chiffres rapportés par la presse ne permettent aucun doute. La surveillance, de fait ciblée sur les enfants musulmans, voulue par le ministre de l'Education nationale a été suivie par une partie du personnel de l'Education nationale et s'est traduite par un traitement différencié pour des centaines d'enfants.

En effet, la mise en place d'un tel dispositif de contrôle – soutenu par des discours répétés mettant en cause les musulmans comme des candidats privilégiés de la radicalisation – procède nécessairement d'une suspicion généralisée portée sur une partie de la population et partagée par suffisamment d'acteurs, par ailleurs plus ou moins convaincus.

Pourtant, l'enfance ne relève pas de la suspicion, mais de la protection. L'intérêt supérieur de l'enfant c'est de le protéger contre toute atteinte à sa qualité d'enfant et aux droits qui y sont attachés. C'est précisément de cela dont sont dépouillés les centaines d'enfants signalés et/ou poursuivis pour apologie du terrorisme. Pour eux, il ne sera pas question d'écoute et d'accompagnement, mais de judiciarisation et de sanctions pénales et/ou rectorales.

Les enfants de la République et les autres

C'est une ligne de démarcation qui se trace entre les enfants que l'on continue à protéger, et ceux que l'on sacrifie sur l'autel de l'actualité. Entre les enfants que la République reconnaît comme les siens, et les enfants des autres. La contradiction entre la place accordée à l'enfance dans notre société et le traitement des enfants musulmans révèle la portée politique d'une telle différence de traitement. S'il est nécessaire de tordre jusqu'à la rupture nos principes éthiques, c'est que ces enfants sont dangereux pour nos enfants.

Force est de constater que le ciblage des enfants musulmans s'articule à une politique plus générale de stigmatisation des communautés musulmanes constituées en « corps indésirable », voire en ennemi de l'intérieur. La tentative, partiellement réussie, de mobiliser l'école et le personnel de l'Education nationale dans cette entreprise politique est terriblement inquiétante. Elle dénote la persistance du rejet des musulmans, fonctionnant de plus en plus comme un code culturel diffus dans l'ensemble de la société civile.

Si l'histoire doit participer de notre boussole politique pour le présent, alors il nous est impossible de ne pas évoquer l'expérience de milliers d'enfants juifs, français ou étrangers, dépouillés de leur enfance et de leur dignité par l'agenda politique vichyste et sa suspicion antisémite. S'il a été possible de livrer à la barbarie des milliers d'enfants juifs, c'est que l'antisémitisme était suffisamment ancré dans l'imaginaire collectif français pour que cela ne soulève pas plus de résistance dans la société.

Il ne s'agit évidemment pas de comparer des séquences historiques fort différentes, ni de faire de l'antisémitisme des années trente et de l'islamophobie d'aujourd'hui des phénomènes similaires en tout point. Cependant, alerter sur les formes de continuités et de transferts entre le passé et le présent nous apparaît, dans la période actuelle, comme essentiel afin d'enrayer et de prévenir toute forme de régression brutale.

Enrayer la logique funeste

La période de crise aiguë que nous traversons alimente notre inquiétude car c'est de la suspicion et du déchirement que naissent les monstres. Même les certitudes les plus solidement tenues pour inébranlables s'érodent. L'émancipation des juifs, au lendemain de la Révolution française, n'a pas empêché le développement et la diffusion d'un antisémitisme parfaitement adapté à la société française moderne et n'attendant qu'un événement suffisamment traumatique pour faire sauter les dernières digues républicaines. Le ressenti social tendait déjà à être redirigé contre les juifs, l'occupation allemande lui ouvrira les portes du pouvoir.

Nous assistons, depuis plus de deux décennies, à une accélération de la stigmatisation des communautés musulmanes en France. Elle prend aujourd'hui une tournure effroyable, dans une période qui n'en finit plus d'accumuler les colères et le ressenti des catégories les plus reléguées socialement. Les positions et les mesures du gouvernement s'inscrivent dans une logique d'accentuation des clivages et des ressentis. Elles procèdent, ainsi, bien plus d'une logique guerrière que d'une démarche d'apaisement et de protection collective. Nous, membres de la société civile, juifs ou d'origine juive, appelons à enrayer cette logique funeste.

En ce sens, nous saluons les nombreux et nombreuses professeurs, enseignants et instituteurs, qui ont su tenir bon et ont dénoncé les incitations à poursuivre la politique du gouvernement dans leurs établissements. Nous saluons également l'ensemble des acteurs de l'éducation populaire et de la protection de l'enfance mobilisés dans l'accompagnement des enfants en ces temps difficiles.

Premiers signataires :

Rony Brauman, médecin essayiste, ex-président de MSF, Gérard Haddad, psychanalyste, Dominique Vidal, journaliste historien, Éric HazanHazanim
Chazan
hazanout">
, éditeur, Ron Naiweld, historien chargé de recherche au CNRS, Joëlle Marelli, traductrice, chercheuse indépendante, Sonia Dayandayanim"> Herzbrun, professeur émérite université de Paris, Annie Ohayon, productrice, Eyal Sivan, cinéaste, Dominique Natanson, animateur du site mémoire juive et éducation, Mihal Raz, sociologue EHESS, Tal Dor, sociologue Université Paris VIII, Ariella Azoulay, professeur de culture moderne et media, et littérature comparée Université Brown Providence USA, Mariane Vl Koplewicz, Éditions du Souffle, Henri Goldman, revue Politique, Bruxelles, Madeleine Estryn-Behar, médecin, Michel Emsalem, mathématicien, Suzanne Körösi, universitaire, Naruna Kaplan de Macedo, cinéaste, Didier Epsztajn, éditeur chez Syllepse, Leslie Kaplan, écrivaine, James Cohencohanim"> De nos jours le Cohen n'a plus qu'un rôle honorifique dans le judaïsme."> , Université Sorbonne Nouvelle (Paris 3), Gabriel Hagaï, rabbinrabbins"> , Patrick Silberstein, éditeur chez Syllepse, Corinne Sibony, conseillère d'orientation psychologue, Raphaël Cahen, Doctorant en Philosophie Toulouse Jean Jaurès, Elsa Roland, chercheuse ULB Bruxelles, Julien Cohencohanim"> De nos jours le Cohen n'a plus qu'un rôle honorifique dans le judaïsme."> -Lacassagne, écrivain. Michèle Faÿ, militante associative, Gérard Faÿ, universitaire, Evelyne Reberg, auteure jeunesse, Michèle Sibony, enseignante, Michel Warschawski, militant anticolonialiste, Jonas Sibony, enseignant chercheur, Michel Staszewski, Université libre de Bruxelles, Simon Assoun, éducateur spécialisé en protection de l'enfance, Fabienne Brion, UC Louvain, faculté de droit et de criminologie, Leila Vidal-Sephiha, Assistante à la mise en scène au Schauspielhaus de Zurich, Lorenzo Graf, tourneur, Chilea's, beatmaker et DJ, Revital Madar sciences po Reims, Adolfo Kaminsky, photographe

https://www.nouvelobs.com/idees/20201125.OBS36573/il-faut-proteger-les-enfants-musulmans-comme-les-autres.html

La réaction de Yeshaya Dalsace a également été publiée par le Nouvel Obs :
https://www.nouvelobs.com/idees/20201210.OBS37335/si-un-danger-menace-l-enfance-musulmane-c-est-bien-l-islamisme-mortifere.html

Myriam et Hanna

ven, 12/11/2020 - 12:08

Notre ami Philippe Chriqui a dramatiquement perdu sa fille Hanna. Pour l'année du décès, il nous a gratifiés d'une très belle étude sur le personnage de Miryam, sœur de Moïse, en hommage à Hanna. En voici une forme écrite qui devrait intéresser tous ceux qui apprécient l'art de faire parler la Tora et de lutter avec l'Ange… Merci Philippe et tendre souvenir pour Hanna.

Myriam et Hanna

Omniscience divine et libre arbitre humain

ven, 11/06/2020 - 15:25

Si Dieu sait l'avenir, sommes-nous libres d'agir ?
Omniscience et libre arbitre dans la pensée juive
Le nouveau livre de Rivon Krygier

La problématique :

Si Dieu connaît toute chose à l'avance, que vaut la responsabilité des hommes ? Et si l'homme dispose de son libre arbitre, comment Dieu peut-il être tenu pour le « Tout-puissant » qui préside au devenir du monde ? Au cœur du paradoxe : la délicate question de la répartition entre l'action divine et l'action humaine.

Depuis la nuit des temps, les hommes se demandent si Dieu, le destin ou le déterminisme physique ne contraignent pas leur devenir et leur liberté d'agir. Les philosophes juifs – mais cela vaut aussi pour les chrétiens et les musulmans – ont pris conscience dès le Moyen Âge de la contradiction entre deux croyances fondamentales : l'omniscience et le libre arbitre.
La faculté divine d'embrasser tout le savoir possible dont les événements futurs est au fondement de la providence, de l'orientation optimale que Dieu est censé dispenser au monde.
Et la capacité humaine d'orienter sa propre conduite est le pilier de la responsabilité et de la dignité. Mais croire en la libre volonté de l'homme n'est-ce pas défier toute prédiction et, dès lors, remettre en cause la perfection de Dieu ? Et croire en la prescience divine ou même seulement en l'universalité de la causalité, n'est-ce pas tenir le libre arbitre pour illusoire ?
Comment les penseurs juifs à travers les âges se sont-ils mesurés à cette aporie déconcertante ? Et quelles sont les voies qui s'offrent aujourd'hui à la théologie ?

Réaction

Voilà comment le rabbinrabbins"> Krygier pose la problématique. Son ouvrage devrait en passionner plus d'un, du fait de la réflexion subtile qu'il apporte à cette question éternelle, mais aussi par la grande érudition dont il fait preuve et les nombreuses citations de penseurs juifs classiques comme plus modernes et l'audace de sa pensée personnelle sur cette question qui ouvre de nouvelles perspectives.

La problématique n'est pas facile et le propos ne saurait l'être sauf à dénaturer la qualité de pensée. Tout le mérite de l'ouvrage repose sur cette difficulté et sur la volonté d'amener le lecteur au cœur de la réflexion et de tenir un propos qui ouvre l'esprit bien loin de tout dogmatisme.

On ne peut être que reconnaissant pour l'auteur de nous obliger à poser le dilemme et de nous offrir tant de bonnes pistes sur une question qui demeure éternelle.
Au fil des pages, on croisera les grands noms de la pensée juive comme ceux de la philosophie.

MaïmonideRambam
Maïmonide">
, Gersonide et Crescas qui sont au cœur de ce questionnement. Mais également Philon, Ibn Pakouda, Ibn Ezra, Cordovero, Luzzato, Kook , Leibowitz, Jonas, Ravitski, ainsi que des rabbinsrabbins"> du Talmud
Le Talmud représente l'ouvrage de base du judaïsme rabbinique.">
, des maitres du Hassidisme … Un vaste spectre de penseurs juifs de l'antiquité à nos jours. On croisera aussi quelques théologiens chrétiens ou musulmans et bien entendu du côté de la philosophie : Aristote, Descartes, Spinoza, Hume, Kant…

C'est donc à un vaste voyage intellectuel et spirituel que nous convie Rivon Krygier.

Un livre que je vous conseille

Yeshaya Dalsace

Video à écouter

Un entretien avec Rivon Krygier, auteur de "Si Dieu sait l'avenir, sommes-nous libres d'agir. Omniscience et libre arbitre dans la pensée juive" Editions In Press. Entretien mené par Yeshaya Dalsace

Aux éditions In Press (22€) Pensez à faire vivre votre petit libraire...
https://www.inpress.fr/livre/si-dieu-sait-lavenir-sommes-nous-libres-dagir/

Attentat de Nice

ven, 10/30/2020 - 14:20

La communauté juive massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
de Nice « Maayane Or » et le mouvement Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
France s'associent à la douleur des familles des victimes de l'attentat terroriste qui a touché notre ville dans la basilique Notre-Dame ce matin.

Horrifiés par la monstruosité et la sauvagerie de cette attaque qui visait des fidèles en prière dans un lieu de culte, nous assurons nos amis catholiques de tout notre soutien et toute notre amitié dans cette épreuve.

Cette agression prouve une fois de plus que le terrorisme islamiste, en s'en prenant à tous, sans distinction de sexe, de religion ou d'origine, de croyance ou d'opinion, cherche à répandre la peur dans notre société. Nous ne le laisserons pas faire. Loin de chercher des excuses ou des justifications aux terroristes, nous leur opposerons l'unité, la fermeté et notre attachement viscéral aux valeurs qui font la France.

Engagés depuis toujours dans le dialogue interreligieux, nous affirmons une fois de plus notre volonté de combattre le fondamentalisme par l'intelligence, la sagesse et l'érudition. Et nous conservons l'espoir qu'un jour se réaliserons les paroles du prophète Isaïe : « ma maison sera dénommée Maison de prière pour toutes les nations. »

לוֹא אֲלֵיכֶם, כָּל-עֹבְרֵי דֶרֶךְ—הַבִּיטוּ וּרְאוּ, אִם-יֵשׁ מַכְאוֹב כְּמַכְאֹבִי

« N'est-ce pas à vous que je m'adresse, O vous tous qui passez par-là ? Regardez et voyez s'il est une douleur comparable à la mienne… » (LamentationsLamentations"> 1, 12)

Le rabbinrabbins"> David Touboul rabbinrabbins"> de Maayane Or (Nice)

Le président de Maayane Or Franck Médioni

Le président de Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
France et le conseil d'administration

Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace ex rabbinrabbins"> de Maayane Or

Aidons Saint-Martin-Vesubie à se reconstruire

ven, 10/23/2020 - 14:09

Le vendredi 2 octobre 2020, des intempéries meurtrières ont frappé l'arrière-pays niçois et Saint-Martin-Vésubie est l'une des communes les plus touchées. La solidarité s'est organisée pour venir au secours des habitants. Certains ont tout perdu et tous ont besoin d'aide.

La communauté juive, reconnaissante, se doit de venir en aide aux personnes et à leurs descendants qui ont tant apporté aux réfugiés juifs pendant la guerre et qui sont à leur tour dans la détresse.

Madeleine Racimor, membre du Comité du Centre Medem, témoigne :

En mars 1943, trois cents familles juives (environ 1000 personnes), arrivèrent de Nice à Saint-Martin-Vésubie, assignées à résidence par les autorités italiennes. Elles furent logées dans des hôtels, des maisons et des appartements financés par l'American Jewish Joint Commitee. Parmi elles se trouvait ma famille : ma mère, ses deux frères, ses parents et sa grand-mère.

Pour les villageois, au nombre de 1500 personnes, ce fut un véritable envahissement. Pourtant, la solidarité joua à plein et après quelques hésitations, la cohabitation fut exemplaire. Les témoignages concordent tous, celui de ma mère compris, pour dire que les habitants de Saint-Martin accueillirent ces étrangers avec sympathie et même amitié. Une vie culturelle et sociale prit place, les jeunes Juifs et les jeunes habitants menant la danse lors d'activités sportives et festives. Une synagogue et une école fonctionnèrent librement. Pour les réfugiés juifs, ce fut une période où la crainte permanente fit place à une certaine sérénité pour les plus âgés, à des vacances pour les plus jeunes. Mais cette période ne dura que le temps d'un été.

Le 8 septembre 1943, le gouvernement italien signa l'armistice avec les Alliés. L'armée allemande se déploya rapidement sur les territoires français abandonnés par l'armée italienne et en Italie même. À Saint-Martin-Vésubie, l'exode des Juifs commença dès le 9 septembre pour fuir vers l'Italie par les cols de Cerise et de Fenestre, avec l'aide de soldats italiens. Le voyage fut éprouvant pour des gens mal équipés devant évoluer en haute montagne avec des chaussures de ville (ou même sans chaussures) et des valises, portant les enfants en bas âge, aidant les personnes âgées, et qui durent passer deux nuits à la belle étoile, subir le froid, la pluie et le vertige. Beaucoup renoncèrent et revinrent vers la vallée, épuisés. Certains furent arrêtés et déportés, d'autres eurent la chance d'être cachés et sauvés par des Saint-Martinois.

Ceux qui arrivèrent en Italie n'étaient pas sauvés. Les Allemands attendaient à Cuneo. Informés de l'exode, ils affichèrent des avis menaçant de mort tous les étrangers qui ne se livreraient pas avant le lendemain soir et tous ceux qui les aideraient à se cacher. Trois cent cinquante personnes se livrèrent et furent internées à Borgo San Dalmazzo avant d'être ramenées à Nice, transférées à Drancy et déportées à Auschwitz-Birkenau. Parmi elles, toute ma famille maternelle. Moins de vingt personnes sont revenues de déportation, dont ma mère et son plus jeune frère.

Le village de Saint-Martin-Vésubie est aujourd'hui officiellement reconnu « Commune membre de villes et villages des Justes de France » parce qu'en ces heures sombres de l'année 1943, ses habitants ont résisté contre la terreur totalitaire et ont eu à cœur de protéger et d'accueillir ceux dont Vichy et l'Allemagne nazie avaient signé l'arrêt de mort parce qu'ils étaient juifs.

Le rabbinrabbins"> Yeshaya Dalsace témoigne :

Durant près de 10 ans, j'ai participé à la marche de la mémoire, chaque année en septembre. Nous montions au col côté français et là on rejoignait un groupe d'italiens qui étaient monté de leur côté. Seul rabbinrabbins"> présent, j'ai assuré chaque fois la courte cérémonie en haut du col. Ma communauté Maayane Or participait activement à cette marche. Pour les soixante ans, il y eut foule, avec notamment la présence de madame Simone Veil.

Autant dire que cette vallée est marquée par cette mémoire qu'elle garde active. Nous avons une pensée solidaire envers tous ces habitants.

Témoignage du rabbinrabbins"> David Touboul

A la suite de mon collègue Yeshaya Dalsace que j'ai remplacé à Maayane Or (Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
Nice) tout comme rabbinrabbins"> officiel de la marche de la mémoire, je participe à la marche depuis 11 ans avec ma communauté toujours active dans cet évènement. Chaque année, le premier dimanche de septembre, nous gravissons un des cols par lesquels les réfugiés ont fui vers l'Italie, qui culminent à près de 2500m d'altitude.

J'attire l'attention de la communauté juive azuréenne sur l'importance de participer à cet événement dans ma chronique hebdomadaire sur les ondes de Radio Chalom Nitsan : http://www.radiochalomnitsan.com/podcasts/retour-sur-la-marche-de-la-memoire-2020-un-rabbin-ne-devrait-pas-dire-%C3%A7%C3%A0-11707

Cette année 2020, le président du comité Yad Vachem de la côte d'Azur qui coorganise l'événement m'a demandé de prendre la parole en son nom et au nom de tous les participants français.

Discours David Touboul

C'est donc tout naturellement que notre communauté s'est mobilisée pour venir en aide aux sinistrés de Saint Martin-Vésubie dès la fin du second jour de SouccotSouccot"> .
Nous avons immédiatement organisé dans nos locaux un point de collecte de denrées alimentaires et de vêtements chauds. Un groupe de bénévoles s'est constitué pour transporter ces dons au consistoire de Nice afin qu'ils soient versés au titre de la collecte du Crif local.

Symboliquement, il était important que les habitants de la vallée sachent que la communauté juive reconnaissante ne les oublie pas et se tient à leurs côtés dans cette épreuve. C'est le message que j'ai délivré dans une seconde chronique radiophonique : http://www.radiochalomnitsan.com/podcasts/solidarite-avec-les-sinistres-un-rabbin-ne-devrait-pas-dire-%C3%A7%C3%A0-11815
Nos efforts ont été appréciés et reconnus au sein de la communauté juive locale : http://www.crif.org/fr/blog/blog-du-crif-tempete-alex-la-naturelle-solidarite-des-associations-juives-par-martine-ouaknine

Enfin, l'appel au don du FSJU a été relayé par notre communauté ainsi que par les communautés dont j'ai la charge en tant que rabbinrabbins"> référent : Or Chalom Aix-en-Provence et Judaïca Marseille.

Le conseil d'administration de Maayane Or, son président Franck Médioni et moi-même tenons à remercier toutes les personnes qui ont répondu positivement à notre appel, et invitons celles et ceux qui ne l'ont pas encore fait à contribuer, même modestement, à la campagne de don du FSJU.

Voici l'appel du FSJU. N'hésitez pas à faire un don.

https://www.fsju.org/urgence-alpes-maritimes/

Les Rabbins dans nos Communautés

ven, 10/23/2020 - 13:26

Une journée d'étude à distance sur le développement du rabbinat dans notre mouvement

Les Rabbinsrabbins"> dans nos Communautés

Journée d'Étude Virtuelle à Berlin

25 octobre 2020

Les rabbinsrabbins"> jouent un rôle fondamental dans nos communautés. Le 25 octobre, le Zacharias Frankel College (séminaire rabbinique de Berlin) célèbrera l'ordination de deux nouveaux rabbinsrabbins"> qui se préparent à renforcer les communautés d'Europe en développement. Pour célébrer cet évènement, Massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
Europe vous invite à participer à une journée d'étude à distance sur le développement du rabbinat dans notre mouvement. Ceci intéressera tous ceux qui sont attentifs à l'essor du mouvement massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
européen.

Programme

Les deux premières séances feront l'objet d'une traduction simultanée
en espagnol et en français

15:30 - Entretien avec des dirigeants des séminaires rabbiniques massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
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A quoi ressembleront nos communautés dans dix ans ? Dans vingt ans ? Comment formons-nous aujourd'hui des rabbinsrabbins"> pour faire face aux défis de demain ?

Table-ronde avec MM. les Rabbinsrabbins"> :

• Bradley Shavit Artson –Ziegler School of Rabbinic Studies de Los Angeles et Zacharias Frankel College de Berlin
• Avi Novis-Deutsch - Schechter Rabbinical School de Jerusalem
• Ariel Stofenmacher – Seminario Rabbinico de Buenos Aires
• Gordon Tucker – Jewish Theological Seminary de New York

16h45 – Ainsi, vous songez à engager un rabbinrabbins"> ?
Travail pratique en atelier sur les étapes à suivre pour les communautés qui souhaitent engager un rabbinrabbins"> ;
Animé par :
M. le Rabbinrabbins"> Cheryl Peretz – Directeur associé de Ziegler School of Rabbinic Studies de Los Angeles, responsable du service de placement des rabbinsrabbins"> , et Dr. Matt Plen – Directeur exécutif de Masorti Judaism UK.

Pour s'inscrire à ces deux séances ci-dessus, veuillez cliquer ici : CLICK HERE
https://forms.gle/NmfoJbV4TWUKy1E37

18h00 –Cérémonie d'ordination au Zacharias Frankel College de Berlin
Joignez vous par Facebook ou YouTube à la cérémonie d'accueil des deux nouveaux rabbinsrabbins"> européens au sein du rabbinat et du mouvement massorti
C'est ainsi que le mouvement juif "Conservateur" est désigné, en opposition au mouvement "reform" ou "libéral", mais également au mouvement "orthodoxe". Le but du mouvement Massorti étant de transmettre une tradition et de promouvoir un judaïsme traditionaliste en acceptant l'idée de modernité. Il considère que la véritable tradition juive n'a jamais été la fixation sur le passé, pas plus que des réformes exagérées.">
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Pour plus d'informations, contactez : office@frankel-edu.de