Office du vendredi soir

Arvit de chabbat

Les chants du vendredi soir

Texte bilingue hébreu-français de l'office de Arvit massorti
(échantillon du Sidour de Chabbat et fêtes, éd. 2014).
Vous pouvez commander ce sidour en ligne


Déroulement de l’office du vendredi soir

18h30-18h50 (de Souccot à Pessah) / 19h00-19h20 (de Pessah à Souccot), Kabbalat Chabbat.
Si l’horaire nous le permet, notre office commence généralement par l’allumage des bougies de Chabbat (p. 8).

De grands maîtres de la cabale de Safed, au XVIe s., ont ajouté au rituel du vendredi soir l'accueil du Chabbat comme une fiancée attendue. Depuis, dans l’ensemble des communautés de par le monde, des chants particuliers célèbrent ce prélude : hymnes de Chabbat, chant de l’âme, psaumes de David et le fameux Lekha dodi (pp. 14-16) qui en constitue l’apogée, au cours duquel l’assemblée se lève et se tourne vers la porte d’entrée pour accueillir la fiancée du Chabbat. Cette section de l’office, comme toutes les autres, est ponctuée par la prière du kaddich (sanctification du Nom divin), profession de foi du judaïsme.

18h50-19h05 (de Souccot à Pessah) / 19h20-19h35 (de Pessah à Souccot) : Le Chemâ et ses bénédictions (pp. 30-39).
Cette section commence par une invitation formelle à la prière (Barekhou, p. 30) destinée à former la communion entre les fidèles. Elle requiert la présence d’un minyan (au moins dix fidèles adultes). Ensuite, sont récitées les deux bénédictions qui introduisent la récitation du Chemâ et définissent le lien de l’homme à Dieu, célébrant Son action en tant que Créateur du monde et en tant que guide spirituel et moral qui a noué une alliance sainte avec le peuple juif. Le Chemâ Israël (« Écoute Israël ! », p. 32) exprime l’allégeance à l’essence de la foi d’Israël : le monothéisme éthique. Le premier paragraphe, tiré de Deutéronome (6:4-9), enjoint à l’amour de Dieu qui se traduit par la vigilance, le dévouement constant à nos devoirs religieux et moraux, et la transmission de ces précieuses valeurs à nos enfants. Le deuxième paragraphe (Deutéronome 11:13-21) évoque les termes de l’alliance biblique par laquelle le peuple juif accepte de lier son destin au respect de ces règles de sainteté et à la réalisation des commandements divins. Le troisième paragraphe (Nombres 15:37-47) rappelle l’exode d’Égypte et la fonction mémorielle des tsitsit (les franges aux quatre coins du talith), symbolisant le devoir d’accomplir tous les commandements. Deux bénédictions suivent encore le Chemâ. La première porte sur l’espérance de rédemption et la seconde sur l’espoir de voir la paix universelle s’étendre depuis Jérusalem.

19h05-19h15 (hiver) / 19h35-19h45 (été) : La âmida.
La âmida est le terme talmudique pour désigner « la prière ». Le sens de la responsabilité requis dans le rapport à Dieu se traduit par le fait que l’on doive réciter sa prière en position debout, ce qui est le sens littéral du mot « âmida ». C’est le moment de l’office ou chaque fidèle se présente devant le Maître du monde, s’adresse directement à Lui, exprimant les aspirations fondamentales du peuple juif jusqu’aux requêtes les plus intimes. C’est pourquoi la concentration et la ferveur sont particulièrement requises. Elle se compose de trois bénédictions initiales, du corps de la prière (une seule et longue bénédiction, le Chabbat, et non treize, comme en semaine) et de trois bénédictions finales. Ce caractère à la fois personnel et communautaire fait que dans un premier temps, chacun murmure la prière individuellement, et qu’ensuite l’officiant reprend le condensé de la prière à voix haute, au nom de toute l’assemblée.

19h15-19h35 (hiver) / 19h45-20h05 (été) : La dracha.
L’étude de la Tora est le commandement fondamental de la vie religieuse. Dans notre communauté, une dracha (homélie, enseignement) est généralement prodiguée après la âmida, le plus souvent, par notre rabbin, mais pas exclusivement. Cet enseignement porte souvent sur le sens de la paracha de la semaine (péricope lue rituellement le samedi matin, extraite de la Tora). C’est aussi l’occasion de réfléchir, à partir d’un regard traditionnel, sur des questions diverses concernant la vie morale et spirituelle.

19h35-19h45 (hiver) / 20h05-20h15 (été) : Le final.
La dracha est ponctuée par un kaddich spécial (p. 58), en l’honneur des Sages de la Tora, suivi généralement de la récitation de la prière Alénou (p. 60) qui exprime l’espoir de l’harmonie universelle, l’unité du genre humain autour du culte du Dieu unique et universel. L’officiant peut alors le cas échéant rappeler le nom de personnes disparues. Les endeuillés sont conviés à s’approcher de la bima pour réciter ensemble le kaddich à leur mémoire (p. 50). En conclusion, si le temps le permet, nous chantons l’hymne du Yigdal inspiré de Maïmonide, rappelant les grands principes de la foi juive. Après les diverses annonces des célébrations et activités prochaines de la communauté, l’assemblée se lève pour réciter le kiddouch (la sanctification du Chabbat), en buvant tous ensemble une petite coupe de vin ou de jus de raisin. Après quoi, la coutume est de se souhaiter les uns les autres un « Chabbat chalom » (Chabbat de paix) ! שבת שלום !